Joyeux Anniver-Terre !

Pour souligner le Jour de la Terre, la salle Alec & Gérard Pelletier présentait en primeur québécoise le documentaire «L'éveil de la permaculture». Une salle pleine à craquer, attentive et intéressée a pu assister à ce vibrant plaidoyer : pour cette méthode systémique et globale qui vise à concevoir des systèmes (par exemple des habitats humains et des systèmes agricoles, mais cela peut être appliqué à n'importe quel système) en s'inspirant de l'écologie naturelle (biomimétisme) et de la tradition (voir définition de Wikipédia).

Décidément, Brome-Missisquoi est une région fertile au retour à la terre. Il faut dire que trois grands principes de la permaculture sont plutôt attirants et difficiles à contester : 
1- Prendre soin de la terre
2- Prendre soin de l'homme
3- Partager équitablement les ressources

Le documentaire nous présente donc différents témoignages de Français qui ont adopté ce style de vie qui tourne autour d'une agriculture dite plus «pérenne». Mélangeant observation de la forêt, savoirs ancestraux et technologies modernes, la permaculture cherche à mettre en relations des éléments pour créer plus de synergie. 

J'ai très bien saisi ce soir que les crises économiques des dernières décennies ont laissé des marques et que la permaculture représente une façon pour de nombreux adeptes de reprendre du pouvoir personnel et de réagir d'une façon créative. Devenir autonome, réduire ses factures, sa consommation d'eau et d'énergie, il y a de quoi rêver !

Pour s'attaquer au cynisme ambiant et à l'individualisme envahissant, pas surprenant que certaines personnes cherche à développer une économie plus participative: les dons et les échanges en réponse aux services et aux profits. Le documentaire démystifie également l'image que la permaculture ne s'adresse qu'à certains jeunes perdus et en quête d'identité. De plus en plus de professionnels ressentent également l'appel de la campagne et décident de quitter la ville. 

Ces gens s'inscriraient dans un mouvement mondial qui souhaite développer une conscience environnementale, agir localement et rester davantage en contact avec la boucle de production: savoir ce que l'on achète. 

En ce Jour de la Terre, que l'on soit prêt ou pas, pour ou contre, de visionner un documentaire sur la permaculture qui nous invite à réfléchir sur notre environnement, on ne peut pas être contre. Et ce, même si une dame que je connais m'a avoué avoir trouvé que «ça semble représenter beaucoup de travail»!


Pour celles et ceux qui voudraient en savoir plus, il y aurait un événement sur ce sujet à Frelighsburg les 17 et 18 juin prochain. Un lien plus détaillé devrait être mis prochainement sur le Facebook de la salle Alec & Gérard Pelletier...

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